Ce soir se tenait la huitième édition du gala des Lauriers de la gastronomie québécoise. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’événement a marqué un tournant important de son histoire. Avec une toute nouvelle formule en deux temps, les organisateurs ont proposé une expérience plus fluide et dynamique.
Une cérémonie implantée au cœur du Quartier latin
La soirée a changé de décor cette année et s’est déroulée au coeur du Quartier latin. La remise des prix a eu lieu à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, avec une cérémonie animée de façon dynamique par le chef Dany St-Pierre.
Le ton était donné : une remise de prix efficace, précise, presque millimétrée. Nous avons pu assister à des présentations simplifiées et centrées sur l’essentiel : célébrer les talents de l’industrie.
La cérémonie a également accueilli plusieurs dignitaires, dont la mairesse de Montréal et le maire de Québec, témoignant de l’importance de la gastronomie dans le paysage culturel et économique québécois.
Les grands gagnants de l’édition 2026
Félicitations a tous les finalistes et aux lauréats 2026, dont vous pouvez retrouver la liste complète sur le site des Lauriers.
Un constat s’impose : la région du Kamouraska s’est particulièrement démarquée cette année, récoltant plusieurs distinctions et confirmant son statut de destination gourmande incontournable.
Voici quelques-uns des lauréats qui ont marqué cette année :
- Artisan de l’année : Jean Morin — Fromagerie du Presbytère
- Brasseur de l’année : Martin Desautels — Tête d’Allumette
- Chef de l’année : Samy Benabed — Auberge Saint-Mathieu
- Restaurant de l’année : Microbrasserie Le Presbytère
- Pâtissier de de l’année : Olivier Verdot et Rachel Parenteau, Chouquette
- Prix du tourisme gastronomique : Mycomigrateur, aventure gastronomique mycologique
- Prix du rayonnement culinaire : Normand Laprise — Toqué!
- Révélation de l’année : William Sirois — Le Mousso
- Laurier du public : Geneviève Ogleman
Des discours courts, mais engagés
Dans la continuité du format resserré, les lauréats ont offert des remerciements brefs, mais loin d’être anodins. Plusieurs ont profité de l’évènement pour lancer des messages clairs aux décideurs politiques, soulignant l’importance de soutenir davantage le secteur de la gastronomie, tant sur le plan économique que culturel. Un rappel que derrière chaque assiette se cache un écosystème fragile, mais essentiel.
Une annonce majeure pour l’avenir
Moment important de la soirée : l’annonce officielle que l’édition 2027 du gala se tiendra à Québec. Les Lauriers adopteront désormais une alternance entre Montréal et Québec, une décision qui permettra de mieux favoriser l’accessibilité à l’événement.
Une deuxième partie immersive à l’Espace Saint-Denis
Après la cérémonie, direction le Studio-Cabaret de l’Espace Saint-Denis pour une expérience totalement différente. Les invités ont plongé dans une expérience gastronomique, où images et ambiances sonores accompagnaient chaque bouchée. Une approche immersive qui transformait la dégustation en véritable spectacle.
Des bouchées à la hauteur de l’événement
Au menu était proposé des bouchées d’exception élaborées par plusieurs grands noms de la gastronomie.
Certaines propositions m’ont particulièrement interpelée:
– Un pain vapeur au canard nappé d’une sauce au foie gras signé Tanière 3
– Des dumplings de crabe des neiges et boudin noir proposés par Le Clan
– Une palourde revisitée avec sauce cocktail verte par Melba
– Un croque-monsieur à la truffe signé Le Molière
– ainsi qu’une tablée de pains généreux et gourmands de Du pain dans les Voiles.
Et pour conclure en beauté (ma partie préférée): une table de desserts signée Callebaut qui proposait des bouchées toujours aussi élégantes et gourmandes.
Éditions précédentes
Les années passent et chaque édition des Lauriers laisse une marque unique. Pour vous remémorer les éditions précédentes, consultez les articles suivants: